EN - FR

addict galerieexposaddict galerie
addict galerie

expo en cours

expos passées

- ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES 2017 dans l'espace RVB - Une proposition de Jeff Manzetti

- IMPRESSION, soleil couchant - Lou Sarda

- AKKU - Sacha Haillotte

- INTERIEUR PARTICULIER - Une proposition d'Arnaud Caffort

- LES RITA MITSOUKO & CATHERINE RINGER - Renaud Corlouër, Youri Lenquette, Pierre Terrasson

- Jean Faucheur - Où est la photographie ?

- Gilles Elie Cohen - EROS Pigalle

- Accrochage de Photographie . Group Show

- Gilles Elie Cohen - Vikings & Panthers

- Mauvais genre

- Youri Lenquette - KURT COBAIN - The Last Shooting

- Youri Lenquette - PUNK NUGGETS - Original Artyfacts 1977 - 1985

- David Lyle - Bits and Pieces

- Maria Tomé - La main de Dieu - (Hand of God)

- Jean Faucheur - Sans Titre

- John CRASH Matos - Study in Watercolors

- John CRASH Matos - CRASH fait le "M.U.R"!!

- THOMAS FIEBIG - La grande bouffe

- JEAN FAUCHEUR - Peinture Nouvelle

- MARKUS BUTKEREIT - Dr Mabuse

- John CRASH Matos - Paintings with a Hidden agenda

- ADDICTS… d’art urbain

- L'ART URBAIN...2

- L'ART URBAIN...du mur a l'atelier...

- Pax Paloscia - Forever young

- Skwak - Histoires grotesques et sérieuses

- Jong Myung Hwang - Faceless

- DAN WITZ - Recent Works

- John CRASH Matos - "Betances 1973-82"

- Tim Biskup - O/S Operating system

- SLICK 08 - Foire d'art contemporain

- Siegfried jegard - Far Away Eyes

- Sophie Toulouse - Nation Of Angela. Chapter07.

- Skwak - Born to be a Maniac

- Hors-d'oeuvre

- Place 54, L'expo

- Monsieur Siegfried Jegard est un MONSTRE.

- Dan Witz - Mosh Pit

- WK Interact - Double impact

- Justin Morin - Eyes’ River

- Sophie Toulouse - nation of angela. chapter 06. the battle for noa

- Olivier Kosta-Théfaine - I'm a Sartouvillois baby!

- addict

 

voir les photos de l'exposition
 

Sans Titre

JEAN FAUCHEUR

Exposition du 6 Avril au 18 Mai 2013

Exposition du 6 Avril au 18 Mai 2013
Mardi - Samedi
11:00 - 19:00

 

L'absence de titre d'une œuvre, est un titre en soi...

Depuis une dizaine d’années, Jean Faucheur pionnier des expériences collectives, a ressenti le besoin de retourner à une démarche plus individuelle en s’imposant les contraintes d’un travail en atelier c'est-à-dire paradoxalement dans et hors les murs. La rue exige une rapidité d’exécution qui interdit le droit à l’erreur mais laisse l’imagination se dilater dans une plus grande liberté du cadre. L’atelier accorde du temps et le loisir de faire mais enferme dans un espace, incite à gagner en profondeur ce que l’on perd en surface.                                       

Pour ce perpétuel innovateur, pourquoi, alors, ne pas mettre à profit cette expérience en se saisissant aussi de l’image et du son, matériaux de la modernité ? Dans ses vidéos déjà telle Jelly fish, le jeu de l’ombre et de la lumière modulait des formes ectoplasmiques sous la dictée de la musique ou, comme Images animées, le mouvement monotone du métro mixait les couleurs des rames et des stations au rythme d’un bruit assourdissant de moteur et de rails.

Dans cette exposition, Jean Faucheur va plus loin : il use du génie cinétique de "l’audiovisuel" comme outil de l’élaboration même de l’œuvre.

Sur ces visages saisis comme par des pixels, la couleur vient imperceptiblement s’ajouter, par petites touches, approfondissant en une sorte de travelling avant l’œuvre proposée. En émergent des images différentes qui, loin de brouiller les traits des personnages, dévoilent lentement leur essence derrière la pudeur indiscrète d’une sorte de vitre dépolie. Le flou ainsi obtenu en vient à dépasser en précisions surprenantes la représentation clinique de la photographie. Dans le même esprit, les corps abandonnent leur nudité lascive ou leur banalité démunie pour baigner dans un univers de molécules, bulles multicolores qui nous rappellent notre origine atomique.

Ainsi va le geste de l’artiste qui, sans cesse, défriche, superpose, change la perspective. Il suggère que notre regard nous trompe sur ce que qu’il croît voir. Ainsi se renouvelle à l’infini la portée d’une approche qui arrache un peu plus de secret à son objet au fur et à mesure que l’artiste pose sa couleur. Jean Faucheur en vient à dépasser le réalisme parfois réducteur de la photo pour laisser sa bombe conquérir notre imagination. Il oblige à fouiller sa toile pour aller au-delà ce qu’elle donne à voir ou permet de sentir. D’Auguste Renoir, il a conservé la puissance d’évocation statique du premier plan, de son fils Jean, le cinéaste, il a retenu la formidable dynamique de la profondeur de champ dont il donne une version impressionniste.