EN - FR

addict galerieexposaddict galerie
addict galerie

expo en cours

expos passées

- IMPRESSION, soleil couchant - Lou Sarda

- AKKU - Sacha Haillotte

- INTERIEUR PARTICULIER - Une proposition d'Arnaud Caffort

- TREIZE ADDICT

- LES RITA MITSOUKO & CATHERINE RINGER - Renaud Corlouër, Youri Lenquette, Pierre Terrasson

- Jean Faucheur - Où est la photographie ?

- Gilles Elie Cohen - EROS Pigalle

- Accrochage de Photographie . Group Show

- Gilles Elie Cohen - Vikings & Panthers

- Mauvais genre

- Youri Lenquette - KURT COBAIN - The Last Shooting

- Youri Lenquette - PUNK NUGGETS - Original Artyfacts 1977 - 1985

- David Lyle - Bits and Pieces

- Maria Tomé - La main de Dieu - (Hand of God)

- Jean Faucheur - Sans Titre

- John CRASH Matos - Study in Watercolors

- John CRASH Matos - CRASH fait le "M.U.R"!!

- THOMAS FIEBIG - La grande bouffe

- JEAN FAUCHEUR - Peinture Nouvelle

- MARKUS BUTKEREIT - Dr Mabuse

- John CRASH Matos - Paintings with a Hidden agenda

- ADDICTS… d’art urbain

- L'ART URBAIN...2

- L'ART URBAIN...du mur a l'atelier...

- Pax Paloscia - Forever young

- Skwak - Histoires grotesques et sérieuses

- Jong Myung Hwang - Faceless

- DAN WITZ - Recent Works

- John CRASH Matos - "Betances 1973-82"

- Tim Biskup - O/S Operating system

- SLICK 08 - Foire d'art contemporain

- Siegfried jegard - Far Away Eyes

- Sophie Toulouse - Nation Of Angela. Chapter07.

- Skwak - Born to be a Maniac

- Hors-d'oeuvre

- Place 54, L'expo

- Monsieur Siegfried Jegard est un MONSTRE.

- Dan Witz - Mosh Pit

- WK Interact - Double impact

- Justin Morin - Eyes’ River

- Sophie Toulouse - nation of angela. chapter 06. the battle for noa

- Olivier Kosta-Théfaine - I'm a Sartouvillois baby!

- addict

 

voir les photos de l'exposition
 

La Grande Bouffe

THOMAS FIEBIG

Exposition du 4 Février au 31 Mars 2012

Vernissage le Samedi 4 Février 2012  18:00 – 21:00
Exposition du 4 Février au 31 Mars 2012
Mardi - Samedi   11:00 - 19:00

télécharger le communiqué télécharger le flyer

 

Thomas Fiebig ne cesse de revendiquer l’influence de l’art urbain sur sa peinture. Comme lui, les artistes de rues ont le mérite de dénoncer la destruction permanente que subit leur environnement sous couvert de modernisation. Il pose un regard libre qui se veut  "déconstructeur", sur ce qu’exhibe la ville afin d’arracher une vérité plus profonde aux   évidences trompeuses, aux images parfois indécentes de non sens qui la peuplent. L’ordre voulu par la société n’est qu’une architecture des apparences. Il impose sa logique marchande aux désirs profonds de l’homme.
Dans sa quête du vrai, Thomas Fiebig use d’un langage d’une douloureuse ironie qui masque mal un certain désespoir.

Ainsi, cible-t-il le hamburger, prêt-à-manger, fabriqué en masse, emblématique du vite absorbée, vite rassasié. Cette nourriture ambulante, saturée de produits standardisés pour fondre en bouche malgré leur empilement pyramidal, industrialise le gavage d’estomac.

La série de hamburgers que propose l’artiste dénonce à sa manière cette culture de l’élevage du citoyen en batterie. Le pop art revendiquait les objets de notre quotidien  comme données irréversibles de notre culture post-industrielle mais les restituait fidèlement (voir les soupes Campbell ou les billets d’un dollar). Thomas Fiebig, lui, dynamite la représentation de ces sandwiches vertigineux, moelleux mais sans substance, en étale la matière, en fait, au choix, des champignons suspects ou des verticalités informes, des compressions d’ingrédients indistincts, prêts à la mastication sommaire et à la digestion hâtive. La couleur éclate, coule, déborde, brouille la consistance de la pitance proposée au point qu’on voit mal à quel stade d’assimilation elle se situe.  

Thomas Fiebig veut dramatiser l’enjeu de son propos. Aussi broie-t-il les formes avec un appétit qu’on n’ose qualifier de carnassier. Ses excentriques hamburgers dénoncent une civilisation où, l’individu, intégré à une chaîne alimentaire infernale, est à la fois consommateur et digéré. Le goût ainsi uniformisé soulève le dégoût de l’artiste qui l’éloigne d’une représentation vériste du hamburger pour en dévoiler l’essence profonde.

Thomas Fiebig prépare méticuleusement son travail sur ordinateur avant de le reproduire de manière originale sur la toile. Il ne cherche nullement à recopier son schéma numérique mais à lui donner une traduction libre travaillée par la matérialité brute de la peinture et soumise aux aléas de l’inspiration. Il déconstruit, donc recrée, ce qu’il voit et le décline en autant d’œuvres singulières, ribambelle infernale qui domestique nos appétits.

C’est cette série qu’ADDICT Galerie sera heureuse de vous présenter à l’occasion de la première exposition personnelle de Thomas Fiebig à Paris

Texte écrit par René Bonnell