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Faceless

Jong-Myung Hwang

Exposition du 14 Novembre au 20 Janvier 2009

Vernissage le samedi 14 novembre 2009  18:00 - 21:00
Exposition du 14 novembre au 20 janvier 2009
Mardi - Samedi  11:00 - 19:00

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La Galerie ADDICT
accueille pour sa première exposition personnelle, Jong-Myung Hwang, jeune artiste coréen élève de l’école des Beaux arts de Dijon sous la férule de Yan Pei Ming. Son travail exprime la crise d’identité de notre société contemporaine en s’inspirant de figures anonymes.

Il procède d’après des photographies mais ses portraits ne sont pas pour autant des imitations fidèles. Sa virtuosité technique lui permet de renoncer au mimétisme pour mieux soumettre ses modèles à d’imperceptibles déformations qui mettent en valeur une particularité physique ou accentuent une expression sans solliciter directement l’émotion.Le grain de la chair et la brillance de la peau, la forme de la face, la place des yeux et du regard, l’implantation des cheveux, y sont montrés avec une sorte d’excès de réalisme où l’on rentre non sans cette fixité torve et fallacieuse qui dérange. Les couleurs agressives, semblent écrasées par un éclairage artificiel puissant qui estompe leurs contrastes sous une lumière froide. Les visages, chez lui, subissent de légères homothéties et la peau arbore des roses plus violents aux éclats artificiels qui symbolisent la modernité. Méconnaissant leur banalité et leur propre ignorance, ils posent sur qui les observe une expression très singulière à laquelle chacun peut s’identifier. Ces pitoyables ribambelles, Hwang les débusque dans les sociétés industrielles uniformisées, véritables cimetières de la beauté où un tout un monde disparaît corps et biens.

Chez Hwang, ses visages masquent le vide dans lequel nous sombrons. En ce sens, son œuvre est politique. Pour lui, la société est à bout de souffle mais la peinture ne l’est pas car elle reste une démarche éminemment personnelle, capable de produire, à partir de la même photographie, des portraits très différents en fonction du désir de l’artiste. En peinture, pas de reproduction mécanique tant que survivra un artiste qui saura restituer dans ses tableaux une impression qui l’a frappé.

La démarche de Hwang reste proche de celle de l’allemand Thomas Ruff dont les photographies sont plus objectives. Cependant, Hwang reste avant tout coréen tant il restitue de nuances qu’un non oriental ne perçoit pas. Pour lui, l’occidental dit blanc a une peau rose dont il met au jour toutes les variations et laisse chatoyer toutes les nuances. Mais surtout, cet artiste demeure coréen par la formation reçue dans son pays qui, à l’instar de l’enseignement chinois, valorise la grande technique académique comme naguère elle se pratiquait dans l’atelier de David. On y apprend à dessiner et à peindre avec virtuosité sans trop intellectualiser, à la différence des Beaux Arts français où l’on append davantage à parler concepts ardus qu’à exécuter des choses difficiles. Si la maîtrise technique ne suffit pas à créer le génie du moins atteste-t-elle le talent. Et Hwang n’en manque pas qui a pu imposer son regard d’artiste à un savoir faire acquis mais volontairement « désappris », tel Picasso qui a su inventer au-delà ce de qu’on lui avait enseigné et qu’il dominait parfaitement.

Comme d’autres, les artistes asiatiques qui travaillent en France, valorisent cette technique qu’ils savent mettre en valeur par la déconstruction même de ce qu’ils ont acquis dans leurs écoles.